« Songbook » livre une certaine vision de « l’Amérique profonde ». prise entre deux époques, on y croise les vestiges d’une vie  qui peine à retrouver ses repères, …

ceux qui continuent de croire à une forme de rêve dont ne subsiste guère plus que le décor. on croise les suivants, dont le regard a perdu de son éclat et enfin l’actuel, pris entre son héritage et notre époque.
le photographe alec soth livre ici une série d’images magnifiques, faites de paradoxes et d’impossibles, où l’envie de vivre ensemble côtoie les solitudes et l’individualisme.
comme une douce fracture, le livre marche sur un fil tantôt mélancolique, tantôt résolu à résister, une manière frontale d’aller au coeur de ces vies et de leur patrie. comme un reporter qui aurait choisi la sortie du stade, une salle des fêtes ou le jardin du voisin comme territoire pour cerner le quotidien de tout un monde qui se refuse à trancher entre rêve et désillusion.

“Songbook” is a vision of “middle America”. caught between two eras, we came across the remains of an old life which struggles to find itself, those who continue to believe in a kind of dream that remains just a little more than the decor. you meet the followings, whose gaze has lost its shine and finally the current, caught between its legacy and our time.
the photographer alec soth give here a serie of beautiful images made of paradoxes and impossible, where the desire to live together rubs solitude and individualism.
like a soft fracture, the book walk on a wire sometimes melancholic, sometimes resolved to resist, a frontal way to get to the heart of these lives and their homeland. as a reporter who would have chosen the stadium output, a village hall or the neighbor’s garden as a territory to identify what makes the daily of a world that refuses to settle between dreams and disillusionment.

SONG BOOK
Alec Soth
Editions MACK

langue: anglais
language: english
musique: Artie Shaw – “dancing in the dark”

l’avis de meek: il faut souligner la qualité de l’ouvrage, du papier, le travail sur la couverture avant même de parler des images d’alec soth. le mot « sensible » ne convient pas ici car c’est sans fard qu’il approche son sujet. pourtant ses choix ne trompent pas, il y a dans son regard une forme de compréhension qui rend hommage aux perdus comme aux certains. magnifique livre et touchant portrait d’une amérique en double teinte, drôle et mélancolique, rêveuse et résignée. peut être le show doit-il continuer, à moins qu’il ne soit terminé depuis longtemps déjà…

meek’s opinion: we must note the quality of the book, paper, the work on the cover before talking about alec soth images. the word “sensitive” is not appropriate here because it is unvarnished he approach his subject. but his choices make  no mistakes, there is in his eye a form of understanding that pays tribute to the losts and the « sure ». beautiful book and touching portrait of an american in double shade, funny and melancholic, dreamy and resigned. may be the show should go on, maybe it ended a long time ago …