« seascapes » est un livre renversant comme la maison d’éditions Xavier Barral sait en produire. ouvrez-le et en une seconde, une page puis une autre, vous vous demandez où vous avez atterri.

premier élément de réponse: face à la mer, indéniable. au fil des pages défile un paysage au premier abord identique: la mer, le ciel, la ligne d’horizon coupant chaque image en sa moitié. trop simple pour s’arrêter là, vous faites défiler ce chapelet de grands larges et vous entrez dans ses variations.
la mer face à vous, comme en réalité change alors de forme, raconte d’autres histoires, se couvre de quelques rides ou se lisse au point de disparaître. tantôt dans la nuit, sous le soleil éclatant où dans le brouillard enveloppant. variations d’un même tableau rapidement envoutant, l’avant propos nous emmène lui dans un autre espace, celui du temps. on le lit souvent après avoir jeté un oeil à la matière et c’est bien ainsi. voilà qu’il éclaire une autre réflexion, celle qui se tapit depuis des millénaires sous la surface de la mer. rapport à la vie, au monde, de sa genèse à notre modeste apparition, la mer charrie alors une foule de questions et s’enrobe d’un sens nouveau. face à la mer finalement depuis la nuit des temps, l’homme s’y tient et chose fascinante, il est un des rares endroits qui pourrait ressembler à s’y méprendre à ce que pouvaient voir nos ancêtres et leurs ancêtres à leur tour: de l’eau, une ligne, de l’air et donc…plus de temps! voilà qu’on a réduit le propos, qu’on a banni les fioritures, qu’on a replié l’existence sur ce qu’elle nous dit d’essentiel ou qu’au contraire on a ré-inventé la page blanche…
on retrouve alors les photos d’Hiroshi Sugimoto et la balade a pris en profondeur, en poésie… on plonge un peu en soi, le regard se perd un peu, on remet tout en perspective face à cette ligne inamovible, celle qui nous appelle à voir plus loin, à laisser partir nos songes, bien au-delà de l’horizon.

“seascapes” is an amazing book like Xavier Barral publishing house used to produce. open it, in one second, a page then another page, you wonder where you landed.
first answer: facing the sea, undeniable. at first sight, in the pages scrolled an identical landscape: the sea, the sky, the horizon line cutting each image into its half. too simple to stop there, you scroll the chaplet of large wide and you enter its variations.
the sea in front of you, changes its shape, tells other stories, covered with a few wrinkles or smooth to the point of disappearing. sometimes at night, under the bright sun or when the fog enveloping its. variations of a same picture quickly captivating, the foreword takes us into another space: the time. we often read after the preface after having had a look at the matter and that’s good.
here it lights another reflection, which crouches for millennia beneath the surface of the sea. about life, the world, from its genesis to our modest appearance, the sea then carries a host of issues and takes another way.
facing the sea since the dawn of time, man stand there and fascinating thing, it is one of the few places that should look like what our ancestors could see, and their ancestors too: water, a line, the sky, no more time! now the words are cut, we banned the frills, we folded the existence on what important it tells us or on the contrary we re-invented the blank page…
and we find the Hiroshi Sugimoto photos and the ride going deep, poetry… we dipped in ourselves, the eyes get a bit lost, we put everything into perspective in front of these immovable line, the one who invite us to see below, to let go our dreams, far beyond the horizon.

SEASCAPES
Editions Xavier Barral

langue: français
language: french
musique: the doors – “riders on the storm”

l’avis de meek: c’est un plaisir de découvrir un livre en plusieurs temps. d’abord la curiosité pour un ouvrage magnifique au premier regard, l’étonnement devant la répétition, la découverte de sa complexité puis l’ouverture de son discours. on l’a pris pour un simple ovni c’est en fait un travail d’une extrême sensibilité, qui interroge aussi sa discipline en réduisant la forme autour de la pensée. c’est une invitation au songe, un voyage dans le beau et l’intelligent. si vous avez déjà été face à la mer, seascapes c’est cette seconde d’évasion, d’introspection, déployée le temps de la lecture. envoûtant…

meek’s opinion: it is a pleasure to discover a book in several times. first, the curiosity for a magnificent work at first sight, the astonishment considering the rehearsal of the pictures, then the discovery of its complexity and the opening of its speech. we found it just original, it’s actually an extreme sensitive work, which also questioned its discipline by reducing the shape around thinking. it is an invitation to dream, a trip to the beautiful and intelligent. if you have been facing the sea, seascapes is this second of escape, introspection, extended on the reading time. bewitching…